La migration des caribous, la reconstruction de Mayotte, le quotidien en Arctique… Focus ces photos qui attirent le regard sur les enjeux humains et climatiques contemporains.
Seen jusqu’au 5 avril 2026 au Palais de la Porte Dorée, « Migrations et climat » aborde le sujet brûlant – ou glacial – des circulations humaines et de l’environnement. Histoire et géographie sont au cœur de cette exposition qui mêle œuvres d’artwork et données scientifiques pour, en finalité, répondre à une query : remark habiter notre monde ?
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« Les migrations ont presque toujours des causes multiples, politiques, économiques, sociales, qui se combinent. Les bouleversements climatiques prennent toutefois une half croissante dans les motifs de déplacement et de migration. Sécheresses, montée des eaux, réchauffement des océans, recul de la biodiversité : les causes de nouvelles migrations, provisoires ou définitives, sont désormais encore plus nombreuses, et ce sont elles que l’exposition éclaire », détaillent les commissaires de l’exposition Bruno Girveau, Élisabeth Jolys Shimells, Gabriel Picot et Olivier Bedoin.
Réunissant plus de 200 œuvres, l’exposition collective est aussi l’event de (re)découvrir le travail de photographes qui placent l’environnement, le climat et les pratiques humaines au cœur de leur pratique. Focus sur une sélection d’artistes qui méritent le détour.
Katie Orlinsky
Photographe établie entre New York et Richmond, dans l’État de Virginie, Katie Orlinsky se concentre spécifiquement sur les pratiques humaines et leurs imbrications avec le climat. Depuis plus de dix ans, la photographe seize des photos de la crise climatique en Alaska et au Canada, et immortalise le quotidien des communautés Inupiat, Gwich’in et Inuvialuit.
Le Palais de la Porte Dorée expose notamment sa photographie « La Migration des Caribous », capturée en Arctique où la inhabitants de caribous est passée de 5 tens of millions à 2 tens of millions d’animaux entre la fin des années 1990 et 2018.
Nyaba Léon Ouedraogo
Photographe autodidacte, Nyaba Léon Ouedraogo photographie les enjeux environnementaux et économiques sur le continent africain, notamment au Ghana, au Congo ou encore en Côte d’Ivoire. Basé entre Ouagadougou et Paris, l’artiste a développé une esthétique picturale impactante : ses photos attirent l’consideration sur les enjeux liés au plastique, les intoxications chimiques auxquelles sont exposés les travailleurs dans l’industrie du cuivre, les transporteurs de décharges publiques…
Dans « Migrations et climat », Nyaba Léon Ouedraogo documente le quotidien des pêcheurs de Saint-Louis, au Sénégal, et croise ces photographies à des photos plus abstraites qui évoquent la mer. Une façon pour le photographe d’aborder le mythe du pêcheur, la déesse des eaux Mame Coumba Bang et la vitalité de ce récit.
Ciril Jazbec
Né en Slovénie en 1987, Ciril Jazbec porte la double casquette de photographe et réalisateur. Son travail est apparu dans de nombreuses publications dont le Nationwide Geographic Journal, le New York Instances, GEO France, et il a cofondé la plateforme de manufacturing documentaire TENT.
Ses photos explorent la façon dont les communautés locales répondent et s’adaptent aux crises climatiques et aux enjeux environnementaux, comme dans les Andes, les Alpes ou sur l’Himalaya. Le photographe a ainsi passé une dizaine d’années à documenter le quotidien des Inuit en Arctique face à des changements climatiques majeurs.
Nick Brandt
C’est un rhinocéros entouré d’humains, chacun perdu dans un brouillard général. Cinq sœurs qui tiennent, ensemble, sur une sculpture verticale au milieu du désert. Une femme qui attend sur un banc, sous les eaux.
Mises en scène et graphiques, les photos du photographe britannique Nick Brandt se révèlent empreintes de gravité et d’un silence pesant. Ses photographies, toujours capturées en Afrique, attirent l’consideration sur la destruction de l’environnement et les risks climatiques qui menacent tout particulièrement les populations les plus vulnérables.
Laura Henno
C’est à la suite du cyclone tropical Chido, à Mayotte, que Laura Henno a été envoyée sur place en résidence artistique d’urgence, par le Palais de la Porte Dorée. La mission de la photographe et réalisatrice française : documenter les dégâts causés par le cyclone, les espaces dévastés, et la inhabitants qui s’est engagée dans la reconstruction.
De cette résidence exceptionnelle, l’artiste rapporte un movie intitulé « PEVO », des entretiens vidéo, et des photos qui racontent la vie post-catastrophe naturelle. Les photos de Laura Henno, qui témoignent autant de la destruction que de la vitalité des habitant⸱es à reconstruire leurs habitations, apportent des bribes de réponse à la query qui traverse « Migrations et Climat », sur les façons d’habiter un monde en perpétuelle évolution.
L’exposition « Migrations et climat » est seen au Palais de la Porte Dorée, du 17 octobre 2025 au 5 avril 2026.
Konbini, partenaire du Palais de la Porte Dorée.
